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Messe du dimanche : 11 h 00
Confessions (30 minutes avant la messe) ou après la messe et sur demande.
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Mardi 18h00 – 19h00 (nous prions pour le monde).
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HOMÉLIE
(Père Jan Kusyk)
23e dimanche du Temps Ordinaire
dimanche 6 septembre
L'Évangile de ce dimanche nous présente une réalité plutôt inconfortable : le principe de la correction fraternelle. La correction fraternelle est l'art de reprendre avec charité une personne pour son péché et de l'aider à s'ouvrir à la conversion. Elle va à contre-courant de notre culture hyperindividualiste, qui nous répète sans cesse : « Occupe-toi de tes affaires » ou « Reste dans ta voie ». Au contraire, la correction fraternelle suppose que nous sommes responsables les uns des autres — et c'est bien le cas. Il convient de retenir plusieurs aspects essentiels de cet art.
Tout d'abord, nous devons pratiquer la correction fraternelle. Aussi inconfortable soit-elle, elle est une véritable expression de la charité. La première lecture, tirée du prophète Ézéchiel, nous dit explicitement que si nous ne détournons pas le méchant de sa mauvaise conduite, le méchant mourra, mais Dieu nous demandera compte de sa mort. En revanche, si nous cherchons à le détourner de sa mauvaise voie et qu'il refuse malgré tout d'écouter, il mourra certes dans son péché, mais nous aurons sauvé notre propre âme.
Ensuite, la correction fraternelle doit porter sur le péché. Elle ne concerne pas les goûts personnels ni les préférences, mais les péchés. Jésus dit : « Si ton frère vient à pécher contre toi... » Il est facile de corriger quelqu'un sous prétexte de correction fraternelle alors qu'il ne s'agit en réalité de rien de moralement répréhensible.
Cela ne signifie pas pour autant qu'il faille fermer les yeux sur des comportements qui manifestent un manque de prudence. Après tout, la prudence est une vertu, et l'imprudence peut être pécheresse. De même, il est parfois légitime d'intervenir lorsque des règles élémentaires de savoir-vivre sont bafouées. Lorsqu'un comportement grossier — souvent révélateur d'un manque de charité — se manifeste, nous avons le droit, et parfois même le devoir, de l'aborder avec douceur et bienveillance.
Enfin, l'art de la correction fraternelle doit toujours être respectueux. Non seulement elle doit être accomplie dans un esprit de charité, mais l'Évangile précise aussi qu'elle doit d'abord se faire en privé. Cela protège la réputation de celui qui a fauté et lui évite une humiliation inutile. Si cette démarche demeure sans fruit, d'autres personnes peuvent être appelées à participer à la correction. Si cela ne suffit toujours pas, l'affaire doit être portée devant l'Église. Et si la personne persiste dans son refus, l'Église peut lui imposer une sanction — c'est ce que Jésus signifie lorsqu'il dit de le traiter comme un païen ou un publicain. En droit canonique, cela peut aller jusqu'à l'excommunication.
Il faut toutefois préciser que l'excommunication est une peine médicinale. Elle a pour but de guérir et de ramener le pécheur à la communion. Les médias la présentent souvent comme une sorte de peine capitale catholique. Ce n'est pas le cas. La personne excommuniée reçoit un temps pour se repentir. Si elle persiste dans son refus, elle est privée de l'accès aux sacrements, car sa participation pourrait être une cause de scandale pour les fidèles qui cherchent à vivre selon l'enseignement du Christ, tout en mettant davantage son propre salut en péril. Pourtant, même une personne excommuniée peut toujours revenir dans l'Église par une véritable repentance, une pénitence sincère et la réparation de ce qui doit l'être.
Saint Thomas d'Aquin définit l'amour comme le fait de « vouloir le bien de l'autre pour lui-même » (bonum alterius velle). Il n'y a rien d'aimant à laisser un pécheur persévérer dans sa mauvaise voie. Le véritable héroïsme de la charité consiste à reprendre son frère avec humilité, en reconnaissant d'abord sa propre condition de pécheur, et à avoir le courage de l'aider à avancer vers le repentir et la conversion.

