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Messe du dimanche : 11 h 00
Confessions (30 minutes avant la messe) ou après la messe et sur demande.
Après la messe, vous êtes tous et toutes invité.e.s au CAFÉ RENCONTRE
à la salle paroissiale ou à l’extérieur selon les conditions météo.
ADORATION EUCHARISTIQUE :
Mardi 18h00 – 19h00 (nous prions pour le monde).
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HOMÉLIE
(Père Jan Kusyk)
15e dimanche du Temps Ordinaire
dimanche 12 juillet 2026
L'Évangile selon saint Matthieu aujourd'hui (13, 1-23) nous présente l'une des paraboles les plus aimées de Notre-Seigneur : la parabole du semeur. Pourtant, elle ne porte pas vraiment sur la semence. Elle ne porte même pas principalement sur le semeur. Elle porte sur la terre. La semence est toujours bonne. Le Semeur est infiniment généreux. Le mystère réside dans le cœur qui la reçoit.
Le Christ ne sème pas avec parcimonie. Il répand sa parole avec une prodigalité toute divine. Une partie tombe sur le chemin durci, une autre sur un sol pierreux, une autre parmi les épines, et une autre enfin dans une bonne terre. La sagesse humaine nous dirait de ne semer que là où le succès est assuré. L'amour divin, lui, ne calcule pas ainsi. On pourrait presque dire que Dieu « gaspille » son amour, parce qu'Il refuse d'abandonner la moindre âme.
Les Pères de l'Église voyaient dans ce semeur une image de l'Incarnation elle-même. Le Verbe éternel quitte la sécurité du Ciel pour entrer dans le champ désordonné de l'humanité déchue. Il accepte d'être rejeté, oublié, et même crucifié. Pourtant, Il continue de semer, parce que son amour est plus fort que notre résistance.
La question n'est donc pas de savoir si Dieu parle. La question est de savoir si nous L'écoutons.
Notre-Seigneur conclut en disant : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. » Chacun de nous possède des oreilles physiques. Mais l'écoute spirituelle est une tout autre réalité. Beaucoup entendent des sermons, assistent à la messe, lisent les Saintes Écritures, et pourtant la Parole demeure à la surface de leur âme, sans jamais pénétrer assez profondément pour les transformer.
Pourquoi ?
Parce que la terre doit d'abord être préparée.
La tradition carmélitaine le comprend peut-être mieux que toute autre. L'ascension du mont Carmel n'est rien d'autre que la lente culture du cœur, jusqu'à ce qu'il devienne assez fertile pour que la semence divine puisse porter du fruit.
Sainte Thérèse d'Avila l'a exprimé avec une admirable simplicité :
« C'est une première grâce de recevoir un don de Dieu ; c'en est une deuxième d'en prendre conscience ; et c'en est une troisième de remercier le Seigneur pour ce don. »
Cette phrase décrit précisément le passage de la semence à la moisson.
La première grâce est l'initiative de Dieu. La semence est déposée gratuitement. Aucun de nous n'a mérité son baptême. Aucun de nous n'a mérité sa vocation. Aucun de nous n'a gagné les innombrables inspirations, consolations, rencontres providentielles ou moments de conversion que Dieu a semés dans notre vie.
La deuxième grâce est plus difficile. Beaucoup reçoivent des dons sans jamais les reconnaître. Nous nous plaignons de nos croix tout en négligeant les bénédictions cachées qu'elles renferment. Nous voyons des contretemps là où se trouve la Providence. Nous remarquons la souffrance plutôt que l'œuvre de sanctification.
Mais lorsque les yeux de la foi commencent à s'ouvrir, nous découvrons peu à peu les empreintes de Dieu partout.
Vient alors la troisième grâce.
La gratitude.
Reconnaître les dons de Dieu sans Le remercier, c'est comme récolter un verger sans jamais rendre hommage au jardinier. L'action de grâce est elle-même une grâce, parce qu'elle porte à sa perfection le don déjà reçu.
Oui, le temps de la moisson est arrivé.
C'est maintenant le moment de remercier Dieu pour l'efficacité de sa Parole et pour les fruits abondants qu'elle a déjà produits dans nos vies.

