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Messe du dimanche : 11 h 00
Confessions (30 minutes avant la messe) ou après la messe et sur demande.
Après la messe, vous êtes tous et toutes invité.e.s au CAFÉ RENCONTRE
à la salle paroissiale ou à l’extérieur selon les conditions météo.
ADORATION EUCHARISTIQUE :
Mardi 18h00 – 19h00 (nous prions pour le monde).
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HOMÉLIE
(Père Jan Kusyk)
22e dimanche du Temps Ordinaire
dimanche 30 août 2026
« Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me
suive. »
Sur la Croix, nous voyons le Christ, l'Époux, donner sa vie pour son Épouse, qui est l'Église. Il
nous donne ainsi le modèle de l'amour chrétien :
« Ceci est mon corps, donné pour vous. » (Lc 22, 19)
De la même manière, la vie familiale doit devenir un don continuel de soi.
Cela ne signifie pas idéaliser la famille, comme s'il n'y avait en elle ni problèmes ni souffrances.
Toute famille porte des blessures. Toute famille traverse des difficultés.
Et c'est précisément pour cela que toute famille a besoin de la grâce du Christ, reçue
particulièrement par la prière et par les sacrements de la Confession et de l'Eucharistie.
Le chemin de saint Pierre nous offre ici une image particulièrement forte.
Lorsque Pierre croit de manière juste, il est la pierre sur laquelle le Christ bâtira son Église. Mais
lorsqu'il rejette la Croix, il devient une pierre d'achoppement.
Le même Pierre qui, éclairé par le Père, proclame la vérité révélée par Dieu peut aussi, lorsqu'il
se laisse dominer par des sentiments et des raisonnements purement humains, devenir un
obstacle à l'œuvre rédemptrice du Christ dans sa propre vie.
Nous pouvons accueillir la foi avec beaucoup d'enthousiasme. Nous pouvons être touchés par
l'Évangile. Nous pouvons vivre de beaux moments de consolation spirituelle.
Mais si nous ne voulons pas embrasser la Croix, notre foi demeure superficielle. Elle ne prend
pas racine.
Et c'est pourquoi l'Évangile nous donne aujourd'hui une leçon très concrète.
Chaque fois que nous sommes contrariés — particulièrement au sein de notre propre famille —
nous recevons une occasion concrète d'aimer Jésus.
Lorsque quelqu'un nous traite injustement, au lieu de chercher immédiatement à démontrer que
nous avons raison, nous pouvons choisir la patience par amour du Christ.
Lorsque quelqu'un nous offense, au lieu de répondre par une autre offense, nous pouvons choisir
de pardonner.
Lorsqu'un conflit surgit, au lieu de transformer chaque désaccord en une bataille qu'il nous faut
absolument gagner, nous pouvons choisir de renoncer à nous-mêmes.
Cela ne signifie pas approuver le mal ni renoncer à la justice. Cela signifie comprendre que
l'amour chrétien exige souvent de nous le renoncement à nous-mêmes.
Celui qui veut avoir raison sur tout finira peut-être par démontrer qu'il a raison... mais il risque
de se retrouver sans famille.
Notre Seigneur nous dit :
« Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. » (Mt
16, 25)
« Perdre sa vie » ne signifie pas nous détruire. Cela signifie renoncer à notre égoïsme : à nos
exigences, à nos préférences, à notre orgueil, et à cette tendance constante à faire passer notre
volonté avant le bien de l'autre.
Celui qui cherche continuellement à fuir toute souffrance fuit aussi de nombreuses occasions
d'aimer.
Mais celui qui désire véritablement être sauvé doit apprendre à se donner sans réserve.
Il n'y a pas de christianisme sans Croix, parce qu'il n'y a pas de christianisme sans amour.
La Croix n'est pas une fin en elle-même. Le but, c'est l'amour : l'amour qui se révèle sur la Croix
et que nous apprenons à vivre en l'embrassant.
Sur la Croix du Christ, la souffrance est transformée en offrande d'amour.
Et si nous voulons que cette même transformation s'accomplisse dans notre propre vie, nous
devons demander à Dieu la grâce de ne pas rester au niveau d'une simple profession extérieure de
la foi. Nous devons permettre à notre foi de rejoindre les profondeurs de notre cœur et de
transformer notre manière de penser, de juger et d'aimer.
Le premier pas, comme nous le voyons dans la vie de saint Pierre, c'est la foi.
Mais la foi doit prendre racine en nous, si profondément qu'elle finisse par porter les fruits de la
charité.
Pour cette raison, nous devons contempler l'amour du Christ crucifié. Nous devons nous laisser
embraser par la reconnaissance pour ce qu'il a fait pour nous. Et ensuite, nous devons apprendre
à aimer Jésus dans les circonstances concrètes de notre vie quotidienne :
en pardonnant,
en supportant avec patience,
en renonçant à nous-mêmes,
en servant les autres,
et, en un mot, en portant notre croix chaque jour.
Alors, peu à peu, nous cesserons de penser selon « les choses des hommes » et nous
commencerons à penser selon « les choses de Dieu » (cf. Mt 16, 23).
Et celui qui se laisse transformer par la grâce pourra finalement vivre ce que le Christ demande à
chacun de nous :
« Renonce à toi-même, prends ta croix et suis-moi. » (Mt 16, 24)
Demandons donc au Seigneur la grâce de comprendre que la Croix n'est pas simplement quelque
chose que nous devons supporter. Elle est le lieu où nous apprenons à aimer.
Et demandons-lui particulièrement, au sein de nos familles, de nous donner la grâce de
transformer chaque souffrance, chaque contrariété et chaque sacrifice en une occasion de nous
donner par amour.
Car c'est précisément là, dans les petites croix de notre vie quotidienne, que le Christ nous invite
à le suivre.

