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Messe du dimanche : 11 h 00
Confessions (30 minutes avant la messe) ou après la messe et sur demande.
Après la messe, vous êtes tous et toutes invité.e.s au CAFÉ RENCONTRE
à la salle paroissiale ou à l’extérieur selon les conditions météo.
ADORATION EUCHARISTIQUE :
Mardi 18h00 – 19h00 (nous prions pour le monde).
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Confirmation aura lieu vendredi 29 mai à 17 h.
Prions pour ceux et celles qui célébreront le Sacrement de confirmation.
Mgr Mulhall célébrera la confirmation. Libre à vous tous de vous joindre à elles et à eux.
Première communion aura lieu dimanche, le 31 mai à la messe dominicale.
Prier pour ceux qui recevront les sacrements de la première communion et de la confirmation.
HOMÉLIE
(Père Jan Kusyk)
La Sainte Trinité
dimanche 31 mai 2026
En ce dimanche de la Sainte Trinité, mes amis, nous nous tenons devant le mystère le plus profond de l'univers — non pas une énigme à résoudre, mais un feu dans lequel nous sommes invités à entrer. Le Père se donne éternellement au Fils; le Fils reçoit éternellement tout du Père et se redonne à Lui dans l'amour; et l'Esprit Saint procède comme la flamme vivante de cette communion. Dieu n'est pas solitude. Dieu est famille. Dieu est don. Dieu est amour.
Et voici la chose bouleversante : l'homme est créé à cette image. Non pas à l'image de la puissance, ni de la machine, ni d'une volonté isolée, mais à l'image du Dieu Trinité.
Dans sa nouvelle encyclique sur l'intelligence artificielle et la dignité humaine, Magnifica Humanitas, le pape Léon XIV avertit que l'humanité se trouve aujourd'hui à un tournant décisif. Il écrit :
« L'humanité, créée par Dieu dans toute sa grandeur, est aujourd'hui confrontée à un choix décisif : soit construire une nouvelle tour de Babel, soit bâtir la cité où Dieu et l'humanité demeurent ensemble. »
Babel ou Jérusalem — voilà toujours le choix. Babel cherche la grandeur sans gratitude, l'unité sans Dieu, le ciel sans sainteté. Toute civilisation qui oublie l'adoration finit par s'adorer elle-même.
Le Saint-Père souligne particulièrement le défi posé par l'intelligence artificielle. Dans un monde où les machines imitent désormais la parole, la mémoire et même certaines apparences de compassion, il rappelle avec force :
« À l'ère de l'intelligence artificielle, alors que la dignité humaine est menacée par de nouvelles formes de déshumanisation, notre devoir urgent est de demeurer profondément humains. »
Et qu'est-ce qu'être profondément humain? L'encyclique répond :
« Créée pour la relation, toute personne humaine est voulue par Dieu pour entrer en communion avec Lui, avec les autres et avec la création. »
La communion — voilà la clé de la fête de la Trinité. Le Père est éternellement tourné vers le Fils; le Fils vers le Père; et l'Esprit Saint est l'extase éternelle de cet amour. Ainsi, l'homme, créé à cette image, ne peut jamais devenir pleinement lui-même dans l'isolement.
Comme l'enseigne encore le pape :
« La personne humaine ne se découvre pleinement que dans le don sincère d'elle-même. »
Le monde moderne glorifie l'autonomie; les saints glorifient la communion. Le monde dit : « Sois toi-même. » Le Christ dit : « Perds-toi toi-même. » Et une seule de ces voies conduit à la joie.
L'enfer est l'isolement. Le ciel est la communion.
Les blessures les plus profondes de notre civilisation ne sont donc pas seulement économiques ou politiques; elles sont relationnelles. Nous avons confondu connexion et communion. Le pape met en garde contre :
« le "syndrome de Babel", c'est-à-dire l'idolâtrie du profit qui sacrifie les faibles. »
La civilisation chrétienne se sacrifie pour les faibles. Babel sacrifie les faibles pour elle-même.
L'encyclique apporte aussi une clarification importante sur l'intelligence artificielle : aussi impressionnantes que soient ces technologies, elles ne possèdent ni âme, ni conscience morale, ni capacité réelle d'aimer. Le pape écrit :
« Ces systèmes ne font qu'imiter certaines fonctions de l'intelligence humaine... ils ne connaissent pas de l'intérieur ce que signifient l'amour, l'amitié, le travail ou la responsabilité. »
Et il ajoute avec profondeur :
« Le danger n'est pas tant qu'une personne croie parler à un être humain, mais qu'elle perde peu à peu le désir même de créer de véritables relations humaines. »
Voilà pourquoi l'Eucharistie devient lumineuse aujourd'hui. La messe n'est pas simplement une réunion religieuse; elle est une entrée dans la vie même de la Trinité. Par le Fils, dans l'Esprit Saint, nous sommes portés vers le Père.
Même le signe de la croix contient toute la destinée de l'homme :
« Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Nous commençons là au baptême. Nous mourons là dans l'espérance. Et le ciel lui-même n'est rien d'autre qu'une participation éternelle à cet amour.
Vers la fin de l'encyclique, le pape Léon XIV écrit :
« La tâche qui nous attend est celle d'être des bâtisseurs de communion plutôt que des architectes de Babel. »
Bâtisseurs de communion — quelle magnifique définition du chrétien. Un père qui prie avec ses enfants. Une mère qui enseigne la tendresse. Un prêtre qui offre le Saint Sacrifice. Des amis réunis autour d'une table. Un vieux couple qui se pardonne encore une fois.
Ce ne sont pas de petites choses. Ce sont des révoltes contre Babel.
Car chaque acte d'amour véritable reflète la Trinité. Et chaque saint devient transparent à cette communion éternelle du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

