Télécharger le bulletin paroissial

Messe du dimanche : 11 h 00

Confessions (30 minutes avant la messe) ou après la messe et sur demande.

Après la messe, vous êtes tous et toutes invité.e.s au CAFÉ RENCONTRE

à la salle paroissiale ou à l’extérieur selon les conditions météo.

ADORATION EUCHARISTIQUE :
Mardi 18h00 – 19h00 (nous prions pour le monde).

E-Newsletter – Diocèse : les dernières mises à jour des événements et annonces de l’archidiocèse 

Télécharger l’ HOMÉLIE

HOMÉLIE

(Père Jan Kusyk)

 Tous les Saints 

dimanche 1 novembre

Réjouissons-nous dans le Seigneur en célébrant cette fête en l'honneur de tous ses saints !

Tous les saints nous contemplent du haut du ciel. Tous prient pour nous et avec nous.

Voilà la raison d'être de cette fête que l'Église a instituée, il y a près de mille ans, à la suite d'une initiative née dans un monastère bénédictin : louer le Seigneur et le remercier pour la grâce qu'il a accordée à tant de ses serviteurs, en les sanctifiant sur la terre et en les couronnant de gloire dans le ciel.

Une deuxième raison est d'honorer aujourd'hui tous les saints que nous ne célébrons pas au cours du reste de l'année. Ils sont infiniment plus nombreux que ceux dont nous connaissons les noms. Certains de ces saints inconnus jouissent peut-être même d'une gloire plus grande dans le ciel que ceux que nous vénérons sur nos autels.

Aujourd'hui, nous rendons donc hommage à ces innombrables saints anonymes, dont les noms nous demeurent inconnus.

Une troisième raison est que, plus nous avons d'intercesseurs auprès de Dieu, plus nous pouvons recevoir de grâces célestes. Plus nombreux sont nos avocats auprès du Seigneur, plus nombreuses sont les faveurs que nous pouvons espérer obtenir par leur intercession.

Il existe encore une autre raison, qui relève de la délicatesse, de la gratitude et du sens de la justice. Tout au long de l'année liturgique, nous avons certainement manqué à nos devoirs envers tant de saints que nous n'avons pas honorés et auxquels, bien souvent, nous n'avons même pas pensé. Aujourd'hui, en les honorant tous ensemble, nous réparons, pour ainsi dire, cet oubli et nous nous acquittons de notre dette envers eux tous à la fois.

Enfin, bien d'autres raisons pourraient être évoquées, mais cette fête nous invite surtout, au rythme de la liturgie, à nous laisser inspirer par les vertus et les exemples de tant de saints, de tout âge, de toute condition et de toute origine, tout en gardant les yeux fixés sur la récompense dont ils jouissent maintenant dans le ciel.

Mais comment leurs exemples peuvent-ils nous encourager à notre tour à devenir saints ?

En nous rappelant que les saints étaient aussi faibles que nous. Eux aussi étaient soumis aux passions que nous éprouvons si souvent, ces passions qui assaillent notre chair et notre esprit et agitent notre volonté. Pourtant, ils ont reçu accès à la même grâce divine que celle qui nous est offerte, pourvu que nous désirions nous convertir chaque jour et que nous nous laissions façonner par le divin Paraclet, l'Esprit Saint, artisan de toute sainteté.

Ainsi, par les mérites de Jésus-Christ, qui nous sont offerts à tous, la gloire dont jouissent les saints dans le ciel nous est également promise.

La fête d'aujourd'hui embrasse toutes les autres fêtes célébrées au cours de l'année en l'honneur des saints.

Pour la célébrer dignement, nous devons honorer les habitants du ciel comme nos amis, en sachant qu'ils nous accompagnent sur cette terre d'une manière plus réelle et plus efficace que ne peuvent le faire ceux que nous côtoyons et que nous voyons de nos yeux.

Les saints sont de meilleurs amis que nos amis de la terre !

Par ailleurs, parmi toutes les choses sur lesquelles nous pourrions méditer aujourd'hui, cette fête nous fait redécouvrir la beauté et les bienfaits durables d'un dogme particulièrement consolant : celui de la communion des saints.

La communion des saints possède essentiellement deux significations.

La première est la communion aux choses saintes, c'est-à-dire la participation aux réalités célestes. Dans les liturgies orientales, qui conservent elles aussi de nombreux échos de ces anciennes traditions, il existe un moment particulier où le diacre se tourne vers l'assemblée et proclame presque à pleine voix une formule latine d'une remarquable concision :

Sancta sanctis : « Les choses saintes aux saints ! »

Les choses saintes sont destinées à ceux qui désirent vivre saintement.

Voilà une proclamation qu'il faudrait faire entendre avec force aujourd'hui, alors que la sainte communion est parfois distribuée sans discernement dans nos églises et que le sens du sacré, particulièrement celui de la sainte Eucharistie, semble s'être obscurci.

Il faudrait rappeler avec force : Sancta sanctis ! Les choses saintes sont destinées à ceux qui désirent vivre saintement, c'est-à-dire à ceux qui rejettent le péché dans leur vie et s'efforcent de marcher sur les chemins du Seigneur, malgré leurs faiblesses, comme les saints nous l'ont enseigné.

Voilà le premier fondement théologique du dogme de la communion des saints, ainsi que sa première conséquence morale.

La deuxième signification est que nous partageons la même vie que les saints.

La vision de Dieu dont les saints jouissent au ciel, grâce à la lumen gloriae, la lumière de gloire, se distingue de notre relation avec Dieu ici-bas, alors que nous sommes encore des pèlerins sur cette terre et que nous vivons dans la foi. Mais cette différence est une différence de degré, et non de nature.

Au fond, notre union avec Dieu, notre vie en Dieu, est déjà de la même nature que celle dont, par sa miséricorde, nous espérons jouir un jour dans le ciel, avec nos frères et sœurs les saints. Il ne manque qu'une chose : que le voile de la foi soit levé. Mais, dans son essence, cette vie divine est déjà la même.

Quelle consolation de savoir que, dès maintenant, nous bénéficions invisiblement des prières de tant de saints qui vivent dans la gloire du ciel, même si nous ne comprendrons pleinement cette réalité qu'une fois parvenus au ciel !

Nous bénéficions également des prières de tant de bonnes âmes qui se purifient au purgatoire et qui nous sont reconnaissantes des suffrages que nous offrons pour elles. Voilà pourquoi nous devons prier pour elles souvent et généreusement.

À leur tour, ces âmes prient pour nous depuis ce lieu qui est déjà le vestibule du ciel. Nous bénéficions aussi des prières et des sacrifices de tant de saints qui vivent encore sur cette terre.

Autrement dit, même si nos sens nous donnent parfois l'impression de ne connaître qu'une seule partie de l'Église, nous sommes en réalité en relation avec les trois états de l'Église.

Nous appartenons à l'Église militante, même si notre expérience de cette réalité est souvent bien limitée. Pourtant, dès maintenant, nous sommes déjà unis à l'Église triomphante, tandis que l'Église souffrante est appelée, elle aussi, à entrer un jour dans cette gloire.

Ainsi, sur notre chemin terrestre, en tant que membres de l'Église militante, nous bénéficions constamment de l'aide de nos frères et sœurs.

Car les saints ne sont que le reflet de Celui qui est saint, du Saint des saints, à qui nous chantons à chaque messe, dans un hymne si bref qu'il voudrait pourtant contenir à lui seul des milliards de chants de louange :

« Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers ! »

Il est le Dieu des armées célestes, le Seigneur des milices angéliques.

Et aujourd'hui, plus que jamais, nous devons fixer nos regards sur ce Chef céleste, sur le Christ-Roi, qui nous montre son Cœur adorable, exposé sur sa poitrine et ouvert par amour.

C'est vers lui que doivent se tourner nos regards, car il est la source de toute sainteté. Et c'est auprès de lui, avec l'aide de tous les saints qui contemplent déjà sa gloire, que nous trouverons la force de poursuivre notre propre chemin vers la sainteté.