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Messe du dimanche : 11 h 00

Confessions (30 minutes avant la messe) ou après la messe et sur demande.

Après la messe, vous êtes tous et toutes invité.e.s au CAFÉ RENCONTRE

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ADORATION EUCHARISTIQUE :
Mardi 18h00 – 19h00 (nous prions pour le monde).

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HOMÉLIE

(Père Jan Kusyk)

DÉDICACE DES ÉGLISES consacrées dont on ne connaît pas la date de consécration

dimanche 25 octobre

Qu'est-ce qui ennoblit la vie de Marie ? Qu'est-ce qui la rend si belle, si riche, si lumineuse ?

L'amour.

Dans chacun de ses actes, la Très Sainte Vierge mettait tant d'amour qu'un seul de ses soupirs de charité, une seule de ses œuvres accomplies pour Dieu, dépassait en quelque sorte les œuvres des autres saints.

Saint François de Sales aime employer des comparaisons tirées de la nature, qui donnent tant de charme à son enseignement. Il remarque que nous éprouvons parfois plus de plaisir à écouter le chant d'un seul rossignol que celui de toute une multitude de chardonnerets. Ceux-ci peuvent chanter admirablement, mais leur chant, lorsqu'ils sont nombreux, finit parfois par devenir un peu étourdissant.

Le chant doux et pur du rossignol, au contraire, est comme un concert qu'aucun orchestre au monde ne saurait reproduire.

Ainsi en est-il de Marie et des saints. Les saints sont comme ces chardonnerets qui chantent merveilleusement pour Dieu. Mais Marie est le rossignol. Son chant s'élève au-dessus de tous les autres.

Pourquoi ? Parce que toute sa vie fut un chant d'amour.

Et de même que l'amour la fit vivre, l'amour la fit aussi mourir.

Bossuet, dans un célèbre sermon sur l'Assomption, pose cette magnifique question : si l'amour fut ce qui fit toujours vivre Marie, comment ne pas croire que ce fut aussi l'amour qui la fit mourir ?

Elle était le rossignol dont le chant surpassait tous les autres. Et au moment de mourir, son chant devint encore plus doux.

Saint Jean de la Croix, dans La Vive Flamme d'amour, parle de ces âmes entièrement consumées par l'amour de Dieu. Leur vie ne s'achève pas simplement parce que la maladie les emporte ou parce que les années se sont accumulées. Elles meurent d'amour. Elles ressemblent au cygne qui, selon l'ancienne image, chante avec une douceur particulière au moment de mourir.

Voilà Marie : une vie commencée dans la grâce, vécue dans l'amour, achevée dans l'amour.

Et pourtant, Marie ne vit jamais cet amour repliée sur elle-même. Elle n'accumule pas les grâces de Dieu pour les garder jalousement.

Marie est Mère.

Parce qu'elle est la Mère selon la chair de Jésus-Christ, elle devient aussi notre Mère dans l'ordre de la grâce.

Or, la gloire d'une mère, c'est sa fécondité.

Si Dieu a rendu Marie capable de contenir en elle tant de trésors de grâce, ce n'est pas seulement pour l'enrichir elle-même, mais afin qu'elle puisse les répandre sur ses enfants. Marie n'est pas seulement comme un trésor rempli de grâce ; elle en est aussi le canal. Dieu demeure en elle comme une source de vie qui ne cesse de déborder.

Si notre Mère du Ciel est heureuse parce qu'elle est remplie de Dieu, comment pourrait-elle ne pas désirer que ses enfants connaissent le même bonheur ? Comment pourrait-elle ne pas brûler du désir que nous aussi, comme elle, nous soyons remplis de Dieu ?

C'est ici que nous pouvons appliquer à Marie cette belle parole espagnole :

« Más que tú, sólo Dios. »

« Plus grand que toi, Dieu seul. »

Non pas parce que Marie serait une déesse — elle demeure une créature, entièrement dépendante de Dieu — mais parce qu'aucune créature n'a été plus proche de Dieu, aucune ne s'est laissée remplir davantage par Lui, aucune ne L'a aimé d'un amour plus pur.

Et précisément parce qu'elle est si proche de Dieu, elle veut nous conduire à Dieu.

Comment Marie nous rend-elle heureux ?

En nous enseignant et en nous aidant à accomplir notre vocation.

Et quelle est notre vocation ?

Au fond, c'est la même que la sienne.

Devenir saints.

Saint Paul nous le dit dans l'épître aux Éphésiens : Dieu nous a choisis afin que nous soyons « saints et immaculés en sa présence, dans l'amour ».

Certaines traductions disent : « saints et irréprochables ». Mais l'expression est encore plus belle lorsqu'on la garde dans toute sa force : saints et immaculés devant Dieu, dans l'amour.

Voilà tout le programme de la vie chrétienne.

Il ne nous est pas demandé d'accomplir nécessairement des choses extraordinaires. Il nous est demandé de faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire.

C'est ainsi que Marie a vécu à Nazareth. Préparer un repas, travailler de ses mains, écouter Joseph, prendre soin de Jésus, marcher jusqu'à la fontaine, supporter la fatigue, connaître la pauvreté, puis se tenir silencieusement au pied de la Croix : tout devenait grand parce que tout était rempli d'amour.

Voilà pourquoi Marie est si belle.

Ce n'est pas simplement parce qu'elle a fait de grandes choses.

C'est parce qu'elle a grandement aimé dans toutes choses.

Demandons donc aujourd'hui à notre Mère de nous apprendre son secret : mettre davantage d'amour dans les petites choses, davantage de Dieu dans nos journées, davantage de charité dans nos paroles, davantage de générosité dans nos sacrifices.

Afin que notre vie, elle aussi, devienne peu à peu un chant.

Peut-être pas le chant incomparable du rossignol qu'est Marie. Mais le chant d'un enfant qui apprend de sa Mère à aimer Dieu.

Et qu'un jour, notre dernier acte sur cette terre puisse être simplement l'accomplissement de tous les autres : un dernier acte d'amour qui nous jette pour toujours dans les bras de Dieu.

« Más que tú, sólo Dios. »

« Plus grand que toi, Dieu seul. »